Simulateur chômage après rupture conventionnelle
Indemnité minimale, part non imposable, allocation chômage et durée d’indemnisation : les chiffres clés pour préparer votre départ, selon les règles 2026.
Rupture conventionnelle et chômage : ce qu’il faut savoir
La rupture conventionnelle permet à un salarié en CDI et à son employeur de mettre fin au contrat d’un commun accord. Contrairement à une démission, elle ouvre droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), à condition d’avoir assez travaillé. Elle s’accompagne aussi d’une indemnité spécifique, au moins égale à l’indemnité légale de licenciement.
Ce simulateur estime ces deux montants avec les mêmes règles que le module Premium de Viracash. Pour la démarche complète, de la négociation à l’homologation, lisez notre guide de la rupture conventionnelle.
Comment est calculée l’indemnité minimale ?
L’indemnité légale se calcule sur le salaire brut de référence, primes comprises :
¼ de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis ⅓ de mois par année au-delà
Les années incomplètes comptent au prorata des mois travaillés. Avec 3 500 € brut par mois et 8 ans d’ancienneté, le minimum est de 7 000 €. Votre convention collective peut prévoir davantage : c’est alors elle qui fixe le plancher.
Quelle part échappe à l’impôt ?
L’indemnité n’est pas imposable dans la limite du plus élevé de ces montants : l’indemnité légale ou conventionnelle, deux fois votre salaire brut annuel de l’année précédente, ou la moitié de l’indemnité perçue. Ces deux derniers seuils sont plafonnés à six fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Le reste entre dans votre revenu imposable. La condition : ne pas pouvoir encore liquider une pension de retraite.
Comment est calculée l’allocation chômage ?
France Travail part de votre salaire journalier de référence (SJR), calculé sur vos salaires bruts des 24 derniers mois (36 après 55 ans). L’allocation journalière brute retient le plus favorable de deux calculs :
- 40,4 % du SJR plus une partie fixe de 13,18 € ;
- 57 % du SJR.
Elle ne peut pas descendre sous 32,13 € par jour, ni dépasser 75 % du SJR. Ces montants n’ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026. Dans notre exemple à 3 500 € brut, l’allocation atteint 65,59 € par jour, soit environ 1 968 € brut pour un mois de 30 jours.
Pendant combien de temps ?
La durée correspond à 75 % de la période travaillée, avec un minimum de 182 jours. Le plafond dépend de votre âge à la fin du contrat et, depuis le 1er septembre 2026, du mode de rupture : il est plus court après une rupture conventionnelle individuelle qu’après un licenciement.
| Âge à la fin du contrat | Rupture conventionnelle (fin de contrat depuis le 1er septembre 2026) | Autres pertes d’emploi |
|---|---|---|
| Moins de 55 ans | 456 jours (15 mois) | 548 jours (18 mois) |
| 55 ou 56 ans | 624 jours (20,5 mois) | 685 jours (22,5 mois) |
| 57 ans et plus | 624 jours (20,5 mois) | 822 jours (27 mois) |
Il faut avoir travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers mois pour ouvrir des droits. Avec 8 ans d’ancienneté à 40 ans, la durée atteint le plafond de 456 jours : environ 29 909 € bruts au total si aucun emploi n’est repris. Le simulateur applique ces plafonds de rupture conventionnelle.
Quand arrive le premier versement ?
Jamais le lendemain du départ. Plusieurs délais s’additionnent :
- un délai d’attente de 7 jours ;
- un différé lié aux congés payés non pris et indemnisés ;
- un différé spécifique si l’indemnité de rupture dépasse le minimum légal, qui peut aller jusqu’à 150 jours.
Négocier une indemnité plus élevée reste souvent avantageux, mais elle doit aussi financer cette attente. Prévoyez un fonds d’urgence couvrant au moins ces premiers mois.
Les limites de cette estimation
- Le SJR est approché à partir du salaire mensuel saisi. France Travail utilise vos salaires réels, jours non travaillés compris.
- L’ancienneté chez votre employeur sert de période travaillée. Si vous avez travaillé ailleurs juste avant, votre durée d’indemnisation peut être plus longue.
- Les montants sont bruts. Des prélèvements sociaux et une cotisation retraite complémentaire s’appliquent, sauf pour les petites allocations.
- Pour les hauts salaires, l’allocation baisse de 30 % à partir du 7e mois avant 57 ans. Cette dégressivité n’est pas calculée ici.
- Le simulateur suppose une fin de contrat à partir du 1er septembre 2026. Si votre contrat s’est terminé avant, les plafonds généraux s’appliquent. Les règles propres à l’outre-mer et la prolongation possible des droits des seniors ne sont pas modélisées.
- Les différés, la convention collective et le plafond de salaire de référence ne sont pas pris en compte.
Seul France Travail peut calculer vos droits exacts, après l’inscription. Les paramètres utilisés sont publiés sur la page sources.
Et après le chômage ?
L’ARE finance une transition, pas un projet de vie. Si votre rupture conventionnelle prépare une reconversion ou une création d’entreprise, la vraie question est de savoir combien de temps votre épargne peut prendre le relais : le calculateur de runway le calcule mois par mois, chômage compris. Notre article combien faut-il pour quitter son CDI détaille ce calcul, et le calculateur FIRE chiffre le capital nécessaire pour ne plus dépendre d’un salaire.
Questions fréquentes
Peut-on toucher le chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui. La rupture conventionnelle est une perte d’emploi involontaire au sens de l’assurance chômage. Il faut s’inscrire à France Travail et justifier d’au moins 6 mois de travail sur les 24 derniers mois.
L’indemnité de rupture réduit-elle l’allocation ?
Non, elle ne change pas le montant de l’ARE. En revanche, la part qui dépasse le minimum légal retarde le début des versements, via le différé spécifique.
Est-on moins longtemps indemnisé après une rupture conventionnelle ?
Oui, depuis le 1er septembre 2026 : 15 mois au maximum avant 55 ans et 20,5 mois ensuite, contre 18 à 27 mois après un licenciement. Le montant journalier, lui, ne change pas.
Le simulateur tient-il compte de ma convention collective ?
Non. Il calcule le minimum légal. Si votre convention prévoit une indemnité plus élevée, saisissez-la dans le champ « indemnité négociée » pour voir la part non imposable correspondante.