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Simulateur chômage après rupture conventionnelle

Indemnité minimale, part non imposable, allocation chômage et durée d’indemnisation : les chiffres clés pour préparer votre départ, selon les règles 2026.

Votre situation
€ brut / mois

Moyenne des 12 derniers mois, primes comprises

ans
mois
ans
€

Allocation chômage estimée

—

Indemnité minimale

—

formule légale, hors convention collective

Part non imposable

—

Allocation journalière

—

brute, par jour indemnisé

Durée maximale

—

Total brut sur la période

—

si vous ne retrouvez pas d’emploi

Combien de temps puis-je tenir ?

L’estimation Express combine votre épargne, vos dépenses et vos placements pour mesurer votre marge de manœuvre.

Rupture conventionnelle et chômage : ce qu’il faut savoir

La rupture conventionnelle permet à un salarié en CDI et à son employeur de mettre fin au contrat d’un commun accord. Contrairement à une démission, elle ouvre droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), à condition d’avoir assez travaillé. Elle s’accompagne aussi d’une indemnité spécifique, au moins égale à l’indemnité légale de licenciement.

Ce simulateur estime ces deux montants avec les mêmes règles que le module Premium de Viracash. Pour la démarche complète, de la négociation à l’homologation, lisez notre guide de la rupture conventionnelle.

Comment est calculée l’indemnité minimale ?

L’indemnité légale se calcule sur le salaire brut de référence, primes comprises :

¼ de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis ⅓ de mois par année au-delà

Les années incomplètes comptent au prorata des mois travaillés. Avec 3 500 € brut par mois et 8 ans d’ancienneté, le minimum est de 7 000 €. Votre convention collective peut prévoir davantage : c’est alors elle qui fixe le plancher.

Quelle part échappe à l’impôt ?

L’indemnité n’est pas imposable dans la limite du plus élevé de ces montants : l’indemnité légale ou conventionnelle, deux fois votre salaire brut annuel de l’année précédente, ou la moitié de l’indemnité perçue. Ces deux derniers seuils sont plafonnés à six fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Le reste entre dans votre revenu imposable. La condition : ne pas pouvoir encore liquider une pension de retraite.

Comment est calculée l’allocation chômage ?

France Travail part de votre salaire journalier de référence (SJR), calculé sur vos salaires bruts des 24 derniers mois (36 après 55 ans). L’allocation journalière brute retient le plus favorable de deux calculs :

Elle ne peut pas descendre sous 32,13 € par jour, ni dépasser 75 % du SJR. Ces montants n’ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026. Dans notre exemple à 3 500 € brut, l’allocation atteint 65,59 € par jour, soit environ 1 968 € brut pour un mois de 30 jours.

Pendant combien de temps ?

La durée correspond à 75 % de la période travaillée, avec un minimum de 182 jours. Le plafond dépend de votre âge à la fin du contrat et, depuis le 1er septembre 2026, du mode de rupture : il est plus court après une rupture conventionnelle individuelle qu’après un licenciement.

Âge à la fin du contratRupture conventionnelle (fin de contrat depuis le 1er septembre 2026)Autres pertes d’emploi
Moins de 55 ans456 jours (15 mois)548 jours (18 mois)
55 ou 56 ans624 jours (20,5 mois)685 jours (22,5 mois)
57 ans et plus624 jours (20,5 mois)822 jours (27 mois)

Il faut avoir travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers mois pour ouvrir des droits. Avec 8 ans d’ancienneté à 40 ans, la durée atteint le plafond de 456 jours : environ 29 909 € bruts au total si aucun emploi n’est repris. Le simulateur applique ces plafonds de rupture conventionnelle.

Quand arrive le premier versement ?

Jamais le lendemain du départ. Plusieurs délais s’additionnent :

Négocier une indemnité plus élevée reste souvent avantageux, mais elle doit aussi financer cette attente. Prévoyez un fonds d’urgence couvrant au moins ces premiers mois.

Les limites de cette estimation

Seul France Travail peut calculer vos droits exacts, après l’inscription. Les paramètres utilisés sont publiés sur la page sources.

Et après le chômage ?

L’ARE finance une transition, pas un projet de vie. Si votre rupture conventionnelle prépare une reconversion ou une création d’entreprise, la vraie question est de savoir combien de temps votre épargne peut prendre le relais : le calculateur de runway le calcule mois par mois, chômage compris. Notre article combien faut-il pour quitter son CDI détaille ce calcul, et le calculateur FIRE chiffre le capital nécessaire pour ne plus dépendre d’un salaire.

Questions fréquentes

Peut-on toucher le chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui. La rupture conventionnelle est une perte d’emploi involontaire au sens de l’assurance chômage. Il faut s’inscrire à France Travail et justifier d’au moins 6 mois de travail sur les 24 derniers mois.

L’indemnité de rupture réduit-elle l’allocation ?

Non, elle ne change pas le montant de l’ARE. En revanche, la part qui dépasse le minimum légal retarde le début des versements, via le différé spécifique.

Est-on moins longtemps indemnisé après une rupture conventionnelle ?

Oui, depuis le 1er septembre 2026 : 15 mois au maximum avant 55 ans et 20,5 mois ensuite, contre 18 à 27 mois après un licenciement. Le montant journalier, lui, ne change pas.

Le simulateur tient-il compte de ma convention collective ?

Non. Il calcule le minimum légal. Si votre convention prévoit une indemnité plus élevée, saisissez-la dans le champ « indemnité négociée » pour voir la part non imposable correspondante.